Biographie ¤ Monde Scriboïque ¤ Bibliothèque ¤ Chroniques ¤ Compostelle ¤ Interventions ¤ Presse ¤ Cartes virtuelles ¤ Arts ¤ Liens ¤ Livre d'Or ¤ Contact

 

Newsletter  S'enregistrer à la Newsletter

 

17 juin  Bercianos -Mansilla de las Mulas

    Retour au journal de bord

   17 juin : Lever presque "grasse matinée" vers les 6h30 et départ après 4 jus d'orange vers les 7h15. Je quitte Bercianos le moral dans les chaussettes, le front fiévreux et dehors tombe une pluie à rester au chaud sous une couette (que je n'ai pas !). Mais bon, là, c'est parti pour 26 km !

Dépassé le premier village, El Burgo Ranero, la route unique s'offre aux pèlerins. Elle est longue, très longue. pas de reliefs, pas d'arbres mais de la pluie, toujours la pluie. De la pluie à traverser les vêtements et les chaussures, des orages à coup sûr ! Mon moral n'est pas au top et après un coup de fil à *****, quelque chose commence à se décider en moi. Même si je n'arrive pas à fixer une idées, je sais et je sens qu'une réponse à tout ce mal-être et à toutes ces épreuves m'attend.

Alors qu'il pleut pour la 3e fois comme "vache qui pisse", l'illumination naît, là, sur le goudron trempée, perdu que je suis au milieu de nulle part : je décide d'arrêter le Camino à Léon. Après tout, j'ai trouvé certaines réponses, j'ai vu quelques unes de mes limites, l'essentiel m'est apparu. Je sais ce que je veux, ce que je ne veux plus, je sais vers qui me tourner.

 

Compostelle, au départ, était un voyage et l'important, on le sait et j'ai expérimenté, c'est le voyage et non la destination. J'ai eu mes "révélations" jusqu'ici.

Pourquoi poursuivre ? Ce serait céder à un défi sportif, ce serait poursuivre la folle course qui est engagée sur ce Chemin.

Difficile de trouver sa place dans ce lieu devenu "business".

Je suis fier d'avoir pris cette décision, d'avoir su écouter cette voix intérieure, de reconnaître le pourquoi de ma venue ici

Je ne veux pas continuer la route par péché d'orgueil, par pure fierté. je ne suis pas venu pour cela. Bien au contraire, je cherche (et toujours) à me dégager de ces vanités (Neil devient-il un saint ? Non, juste un être humain à l'écoute de lui-même)

 

Depuis que j'ai décidé cela, je me sens beaucoup mieux, plus léger, plus serein.

Il me reste 20 km jusqu'à Léon demain et après ce sera un autre voyage.

 

Le soir, je décide de m'octroyer un restaurant, un vrai repas chaud, surtout que je n'ai pas eu de "vrai repas" tout court ce midi ! Au restaurant, je retrouve 2 personnes de ma chambrée, 1 Québécoise et 1 Italien avec qui je passe plus d'une heure à converser.... bien sympa !

Laissez un message sur le Livre d'Or !
Écrivez-moi ! Ici
Le Blog pour suivre pas à pas
Acheter le livre Au hasard du Chemin

Home