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juin : Lever vers 5h40 et départ autour de 06h20 pour la ville
de Terradillos de los Templarios, une ville de Templiers qui n'a de
templier que le nom, hélas ! L'air est frais mais supportable, le ciel
est couvert mais les nuages sont élevés alors j'ai espoir qu'il ne
pleuve pas. J'ai aussi mis un foulard pour protéger ma gorge car ma toux
ne s'améliore pas. Je marche d'un bon pas, comme tous les matins et vais
vers Moratios puis San Nicolàs. Même si mon tendon gauche me fait un peu
mal, je poursuis vers la ville de Sahagùn. Là, je revois les 3 Espagnols
qui m'avaient pris de sympathie et leur dis au revoir car ils prennent le
train pour rentrer chez eux. Le temps se maintenant, je décide de pousser
encore de 10 km.
Sur
le chemin de la petite ville de Calzada del Coto, je rencontre un Suisse
qui fait Compostelle-Genève et aussi un Sablais (d'Olonne) avec qui je
marche quelques temps.
Ensuite, la marche jusqu'à Bercianos est monotone le long de la route
nationale. Étant sur la Meseta, le paysage est quasi nul, comme d'hab' !
J'arrive à l'auberge de Bercianos, petite maison en torchis tenue par
deux mamies allemandes. Les chambres sont froides, les oiseaux viennent
même voleter à l'intérieur et en moins de deux heures, le refuge est
devenu un abri pour Allemands... même les Espagnols se font petits ici !
Maintenant, il pleut et personne ne vient me prévenir pour mon linge
étendu dehors. En même temps, dois-je vraiment compter sur les autres
pour quoique ce soit ?.......... Non !
Depuis deux ou trois jours, peut-être est-ce dû au temps pourri (pluie
et ciel bas très gris), peut-être est-ce cette routine qui s'installe et
qui ronge peu à peu mes freins, peut-être est-ce la fatigue tout
simplement mais voilà, je marche sans véritable raison, sans réel but.
Est-ce normal arrivé à ce stade de la Marche ? Est-ce moi ? Vais-je voir
apparaître un signe quelconque ?
Déjà, je sens que mon esprit est différent d'il y a un peu plus de deux
semaines.
L'essentiel peut-être ?
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