|
14
juin : Lever agité vers 05h30 et départ dans le noir et sous
la pluie J’ai froid, je frisonne (surtout que les Allemands avec qui
j’étais ont laissé la fenêtre ouverte toute la nuit), je tousse.
Bon,
c’est parti.
Début
de la marche jusqu’à Población
de Campos le long de la nationale : aucun problème si ce n’est les
véhicules qui roulent vite et éclaboussent le pèlerin. J e me retrouve
seul sur le Chemin car j’ai emprunté un chemin de terre, de boue
devrais-je dire. J’en ai jusqu’à mi-mollets. Je me demande si je ne
me suis pas perdu, et il pleut toujours, et j’ai froid, impossible de me
réchauffer. Je retrouve u autre village traversé par la nationale,
c’est Revego de Campos ou plutôt Villarmentero, je ne sais plus très
bien. Je m’abrite dans une vieille grange qui est au bout du compte
un… pigeonnier géant. Ne pouvant ni m ‘asseoir ni manger quelque
part, je repars pour 4 autres kilomètres vers Villarcazar de Sirga.
Il
pleut toujours et cette pluie colle et traverse la cape et tous mes vêtements.
Je pars donc m’abriter sous l’arche de l’église. J’arrive à
trouver le moyen de boire et manger quelque chose dans mon sac, j’ai les
mains gelées. Quelques enfants arrivent près de moi car c’est
apparemment le départ pour l’école, enfin j’imagine.
Enfin,
après presque 6 kilomètres de route bitumée, j’arrive à destination,
à Carrión
de los Condes. La ville me plaît, elle est assez mignonne. Je vais à
l’auberge municipale tenue par des sœurs. On me et cette fois-ci dans
le coin des Espagnols.
L’après-midi,
je me repose, j’essaie de me soigner. Il retombe des cordes. Je me sens
de nouveau fébrile, je fais 1 ou 2 quintes de toux…
Mais
dans quel état vais-je finir ?
|