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juin : Lever vers 5h30
sous les sifflets d’une Anglaise qui ne comprend pas pourquoi se lever
si tôt ! Ca commence fort !
Bref, départ pour le haut plateau de la Meseta : après une petite
montée dans la brume – je me serais cru en Écosse avec la fraîcheur
– j’arrive sur ledit plateau. Avec moi, seulement des champs et une
route poussiéreuse, blanche. Je me fais d’être Forrest Gump
lorsqu’il court à travers les États-Unis ou encore Tom Hanks (décidément
cet acteur me marque !) dans le film « Seul au monde (« Cast
Away ») lorsqu’à la fin, on peut voir un plan avec ces deux
immenses routes qui se croisent et qu’il est entouré que de champs !
Pendant presque 8 km, je suis seul sur ce chemin, l’horizon est à
moi, je me souviens d’être bien, libre et capable de faire tout ce
dont j’ai envie. Je pousse alors un cri comme pour me libérer, quel
bonheur !
J’arrive à Hontanas, superbe petit village enclavé entre deux
collines. Mais encore un village désert, un village où règnent… des
pigeons ! Ensuite, je longe d’autres collines en direction du
couvent San Anton, une ruine superbe et majestueuse. Par la suite,
c’est du macadam jusqu’à Castrojeriz, une drôle de ville surplombée
par un château blanc tel une sentinelle.
L’après-midi, je ne me sens pas très bien : mal à la tête,
rhume des foins, mal à la gorge.
Une
Américaine, Lena pour ne pas la citer, improvise une séance de Reiki
et avec l’aide aussi de l’aspirine, ça se calme un peu. Lequel des
remède a-t-il eu de l’effet ?
J’essaie
de me reposer, je m’allonge, je réfléchis, je pense, encore me
direz-vous ! Mais que faire d’autre ? Il fait 30° à
l’ombre.
Le reste de la soirée est tranquille puis lecture dans le micro dortoir
de 30 matelas.
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