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09 juin  Belorado - San Juán de Ortega

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   09 juin : Lever un peu tardif que d’habitude… 05h30 et départ vers les 6h20.

   Au bout d’un ou deux kilomètres, je retrouve un Français avec qui je marche d’un bon pas vers Tosantos puis Villambistia. Le chemin est agréable, vallonné, très vert mais le ciel est teinté de gris et de noir. Quand les premières gouttes se mettent à tomber, le temps est devenu soudain très lourd ; le cérémonial est le même pour tous. On se met sous un abri, sous u arbre, qu’importe et tout le monde sort sa cape pour protéger le sac et son poncho pour les vêtements. Et voilà les pèlerins capés sous une grosse pluie et le vent ! ‘orage ne dure que dix à quinze minutes, le temps d’arriver à Villafranca vers les 9h00.

 

   Là, je mange et bois quelque chose car je sais la suite : l’ascension du Mont La Pedraja à 1150m d’altitude et pas moyen de s’arrêter en cours de montée. Le début de la grimpette est assez dur mas cela se fait lentement. Au 1/3 de la montée, un second orage éclate sur toute la montagne, le ciel est noir et il faut à nouveau se rhabiller façon « pèlerin de pluie ». J’arrive à une croix commémorative vers le sommet, croix concernant les fusillés de la guerre civile. Il y a ensuite 4 crêtes sur le sommet qu’il faut descendre et monter et je commence à sentir une « drôle » de chaleur au pied gauche. Pourvu que je n’ai pas encore d’ampoules !

   Après les crêtes, c’est une sorte de terrain rougeâtre et boueux qu’il faut alors traverser durant quelques kilomètres. La fin est proche puisqu’une descente progressive s’amorce.

 

   J’arrive à San Juan de Ortega, soulagé. Cette ville est miniature avec une dizaine de maisons, son église, son ancien hôpital et un café. On se croirait dans un film à la Sergio Leone car l’église me rappelle tout un décor de western.

   C’est une ville fantôme, pas une âme qui vive, sauf les quelques touristes !

 

   Pendant l’après-midi, petite discussion avec un Belge très sympa et deux Québécois tandis qu’un nouvel orage frappe San Juan, avec grêle et tonnerre. De pauvres malheureux arrivent trempés dans le gîte.

   (A noter qu’il n’y a que l’eau froide qui fonctionne ici !)

 

   La fin de la journée se fait tranquillement avec repos, lecture, écriture.

   Paraît qu’il y a soupe à l’ail ce soir……..

 

   …. Et en effet, il y avait bien une soupe à l’ail super épicée et un morceau de pain, le tout partagé par une petite dizaine que nous étions avec le curé de San Juan de Ortega, Padre Maroquin. Un moment délicieux, simple, désarmant. 

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