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06 juin :
Lever très tôt et départ dès 06h15 car je crains la chaleur qui est
annoncée. Je pars dans le début du jour, il fait frais et c’est très
appréciable. Je passe à côté d’un grand étang et d’une zone
protégée Pour quitter Logroño,
je monte déjà quelques mètres et surplombe la ville qui dort encore.
Je monte encore et encore sur du macadam pour rejoindre vers les 09h00
la ville de Navarrete. Là, je « discute » avec un Colombien
je crois mais mon espagnol est très limité et comme tous les
hispaniques, il ne (veut) peut pas parler en anglais.
Après une petite
halte, quelques étirements, je me remets en route pour la ville de Nájera, sans pause possible. Je
longe alors l’autoroute sur une voie parallèle, fait de sable, de
cailloux et de poussière… super !
Il doit être près de 10h00 et
le soleil est bel et bien là. Autour de nous (les pèlerins chargés
comme des mulets), il y a les montagnes et un tas de nuages mais
au-dessus de nos têtes, le ciel est clair, bleu intense comme un trou
dans l’immensité et le soleil frappe sans prévenir mes bras et ma
nuque. Même avec ma casquette mise en arrière, je ne peux protéger
entièrement mon cou.
Je grimpe jusqu’au sommet de
San Anton et pleins de petits monticules de pierres et galets se
dressent devant moi, comme un hommage de chaque pèlerin, comme pour
dire « j’y étais moi aussi » !
Je pose alors à mon
tour une pierre sur un des tas.
Après le sommet, c’est la
longue descente à travers les vignes, sur le même terrain. Autant dire
que pour les pieds et les jambes, c’est loin d’être gagné !
Et le soleil cogne et à l’entrée de Nàjera, vers les midi, la
température à l‘ombre est de 26° et en plein soleil (comme tout à
l’heure), on avoisinait les 38/40° ! Ca brûle la peau et c’est
insupportable.
Bref, après une bonne douche, je
suis parti mettre mes pieds nus sur du gazon fraîchement tondu…
quelle sensation ! Puis c’est le temps de faire quelques courses,
de faire le soin des pieds, un peu de repos, une page d’écriture, je
pense, je regarde, j’écoute… notamment le groupe de 5 Australiennes
derrière moi.
Ca me fait penser
que pour remercier l’aubergiste, je l’ai fait en italien… je ne
sais plus quelle langue parler ! Je pense au syndrome du héros
dans le film « L’auberge espagnole », le syndrome de l’hippocampe !
Maintenant, la soirée s’étire
tranquillement et je sens que je ne vais pas tarder à bouquiner un
petit peu. |