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1er juin  Irùn - Pampelune

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   01 juin : Lever à 6h00 après une nuit de Hollandais ont souhaité dormir la fenêtre ouverte, sans volets et avec le passage des scooters !! Ils nous appellent les « jeunes » (lol pour André) alors que notre avis n’est même pas requis. A dire vrai, ils font tous le même chemin, de la même façon et se donnent rendez-vous au gîte suivant. Des humains ? Non, des moutons ! Où est l’introspection, où est la spiritualité, où est cette quête de profondeur inhérente – paraît-il – au pèlerinage de Compostelle ?

 

   Petit déj’ à l’extérieur car l’atmosphère nous convient pas. Est-ce que nous allons y faire ? Cela vient-il de nous ? Bref, nous cherchons alors la gare (RENFE) pour prendre un train en direction de Pampelune : le temps est affreux et il n’existe aucune voie pour joindre le chemin côtier au chemin français, et d’après notre hôte d’hier soir, il n’y a que l’autoroute et c’est très dangereux. Surtout qu’il faut traverser la vallée de Bidassoa (Col d’Ibardin) et le brouillard. Nous trouvons un train à 10h30… 2 heures après la traversée de tunnels et de forets pyrénéennes, nous arrivons à Pampelune. Pleins d’espoir, André et moi décidons d’aller vers le centre-ville pour faire tamponner notre crédencial, et toujours sous une petite averse. Dans le doute (est-ce réellement un doute ?), nous prenons la direction du centre-ville sans avoir si c’est la bonne direction. Nous rencontrons alors un pèlerin d’origine espagnole ou basque, muet, seul qui cherche l’auberge des pèlerins. Nous le retrouvons après une courte visite à l’office de tourisme.

 

   Pampelune… sa feria, ses taureaux, son salon du livre jeunesse (encore un hasard ?) et ses rues désertes. Après quelques ablutions, nous partons faire quelques photos, errer dans les rues mais Pampelune reste une ville sale, sombre, aux murs colorés mais défraîchis, aux monuments non entretenus.

 

   Ah ! Que je suis heureux d’avoir André ! Dans ces premiers moments de doute, d’absence, il est sur la même longueur d’onde que moi. Nous allons créer notre voie, nous allons nous retrouver, il faut apprendre à désapprendre, à sortir de ce conditionnement, il faut éviter le choix et n’avoir que l’envie d’être au monde, libre et entier. La vie me paraîtra alors simple, efficace, évidente.

 

   Le soir tombe lentement sur Pampelune et nous allons nous coucher vers les 22h00.

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